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Isaac - Voxpop - Le Clan - ICI Radio-Canada.ca

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#LECLAN

Si vous deviez changer d'identité

Inspirés par toutes les questions que pose le changement d’identité, nous avons fait incursion dans la ville de Montréal pour découvrir comment vous réagiriez face à cette réalité.

Plus de témoignages

À vous de participer!

Comment réagiriez-vous si vous deviez disparaître ? Qu'aimeriez-vous apporter ? Qu'auriez-vous le plus de difficulté à quitter ? Seriez-vous capable de ne jamais revenir à l'arrière ? Exprimez-vous.

Merci, nous avons bien reçu votre réponse !
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«Je ne pourrais me passer de bien des choses. C'est impensable, faut vraiment être dans le trouble. »

Mario Moderne, Montréal

«Moi je ramasse que l'essentiel et je déguerpis vite pour un no ware. Mais je trouverais ça ben difficile.»

Pierrette, Sorel-Tracy

«Si on doit abandonner des proches ou bien les amener avec soi en les coupant si brusquement de leur milieu de vie c'est affreux.»

Louis P. Lamy, Ste therese

«Je ne sait pas si j'y arriverais mais parfois j'aimerais changer de vie totalement car la mienne n'a jamais été facile par épisode. ........Surtout à cause de la mort et la maladie de mon entourage dont je vis depuis l'âge conscient de 13 ans et qui me ratrappe au fils des ans....J'en ai 59 mainteneant et je suis toujours en crise de dépression où le suicide serait la solution........Je n'ai pas le courage de mes pensées pour passer à l'acte..........Mais j'en souffre énormément!!!!!!»

Luc Maisonneuve, Montréal

«si je pouvais emmener mes enfants, je partirais sans me retourner je serais même ouverte à changer de pays, je ne suis pas attacher nul part. »

Yolande , Rouyn-Noranda

«Au crépuscule demain, plume en main et l'oeil mouillé pour Montréal, je partirais en chouchoutant le courant d'humanisme que m'ont légué les personnes que j'ai aimées et qui m'ont inspirées; et qui sait, ne pas me retourner si mon coeur vibrait l'amour. »

Marie-Claire Mailloux, Montréal

«Je quitte mon logement. J'entropose tout. J'apporte mon passeport, quelques photos - les plus chers -, une valise et ma chatte Bonnie. Je mets dans un coffre de sûreté sous clé toutes les choses personnels comme les photos, documents. L'entreposage sera consigné en cas de non retour ou accident causant la mort. J'informe les gens, par carte postale - non retraçable - que j'ai quitté le pays. Idéalement des cartes postales sont peu significatives. Disparaître oblige, changement de nom, de tête et de vie. Le plus difficile? Ne pas être présente aux événements majeurs heureux et aux enterrements de mes proches. Je serais sur le coup en état de choc, sachant que je devrai disparaître, mais le plus difficile serait sans doute de partir dans l'anonymat à la presse et sans donner d'explications. Ce n'est qu'une fois partie, par écrit, simple sans trop de détails, j'écrirais que j'ai dû quitter et que je ne reviendrai pas avant un bon bout de temps ou peut-être jamais. Mon fils me manquerait le plus. Disparaître c'est mourir et vivre en même temps. Oui, je serais capable de ne jamais revenir à l'arrière. Plus tard, je fournirai le billet à mon fils dans une ville neutre et un endroit public et je lui dirai pourquoi, et se serait la dernière fois qu'il me verrait. »

Micheline Bouchard, Montréal